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Une génération Y mobile et réaliste

Une enquête récente de l’Ifop pour le cabinet de conseil Rumeur Publique Prospective a été menée sur le sujet « Les jeunes et la mobilité ».

Le but de cette enquête était de faire ressortir l’opinion des 18 – 30 ans sur des thèmes tels que leur formation, leur travail, l’adéquation des deux, mais aussi de comprendre les raisons de leur mobilité.

Des paradoxes indescriptibles entre formation et réalité professionnelle

Pour 80% des étudiants, la formation qu’ils suivent est en adéquation avec le poste qu’ils occuperont une fois dans la vie active, mais sur les moins de 21 ans il s’avère que seulement 40% en sont convaincus.

En ce qui concerne la qualité de la préparation à la vie professionnelle pendant la formation, elle est considérée comme faible : seul 20% de l’échantillon se dit être préparé.

Paradoxalement, les jeunes de moins de 30 ans sont plutôt optimistes quant à leur insertion professionnelle puisque 81 % d’entre eux s’attendent à trouver un emploi en phase avec ce qu’ils ont appris et 65 % sont confiants dans l’obtention d’un poste de leurs souhaits.

Ces chiffres sont à mettre en parallèle avec ceux récoltés auprès des jeunes actifs : plus de la moitié d’entre eux estiment avoir recours aux connaissances acquises durant leur formation (55%) selon cette enquête. Cependant, ce résultat est plus ou moins discutable puisqu’il dépend de trois variables : l’âge, le métier exercé et le secteur d’activité. Par exemple, 73% des cadres disent utiliser leurs connaissances « scolaires » dans le quotidien contre 45% des ouvriers.

La mobilité : une évidence pour les jeunes

Finie l’époque où l’on entrait dans une entreprise et on y faisait carrière toute sa vie : les jeunes sont mobiles ! Et pour cause, selon eux, la conjoncture économique ne fait qu’accentuer leurs incertitudes en matière d’emploi et ne leur permet plus de penser qu’ils sont destinés à évoluer dans une seule et même entreprise pour 70% d’entre eux.

Leur avenir professionnel est ainsi voué à se conjuguer avec la mobilité, mais cela ne les gêne pas puisqu’a priori :

  • 83% se disent prêts à changer de métier
  •  79% à changer de région
  •  61% à partir à l’étranger

Les jeunes n’ont donc plus peur de prendre quelques « risques » afin de s’adapter au marché du travail. Cependant, nous pouvons noter que l’enthousiasme est différent selon l’âge puisque pour les moins de 20 ans, 88% se disent prêt à changer de région contre 70% pour les 25-30 ans.

Le salaire est la justification première de leur motivation pour une mobilité géographique suivi par le type de poste proposé puis l’attractivité de la région ou du pays où l’entreprise est implantée.

 

A lire en complément d’informations  : http://www.meltis.fr/lemploi-des-seniors-et-celle-des-jeunes-le-paradoxe/

Méthodologie : cette étude a été réalisée, par l’Ifop pour Rumeur Publique Prospective, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 30 ans. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu, entre le 15 et le 22 octobre 2013, par questionnaire auto-administré en ligne.