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Travailleurs Handicapés : un accès à l’emploi toujours compliqué

Du 18 au 22 novembre se tenait la semaine pour l’emploi des personnes handicapées avec pour programme : le bilan de l’insertion en entreprise, le projet de loi pour la formation et les perspectives d’avenir. 

Les chiffres de l’emploi des travailleurs handicapés :

En 10 ans : il y a eu + 60% de travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés

3 salariés sur 100 sont des travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés

77  % de ces travailleurs n’ont pas le baccalauréat

21% des handicapés sont au chômage

Les travailleurs handicapés utilisent quatre fois moins leurs droits de formations que les autres personnes actives

 Un bilan mitigé

L’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) estime que, les deux premiers chiffres, bien qu’encourageants, sont influencés par le durcissement des sanctions en direction des entreprises de plus de 20 salariés. En effet, ces dernières sont dans l’obligation d’employer des travailleurs handicapés, tel que le veut la législation en vigueur (« loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ») auquel cas, elles se voient dans l’obligation de verser une contribution directe à l’Agefiph. (Plus de renseignements sur le site de l’Agefiph).

De plus, selon Eric Blanchet faisant partie de l’Adapt (Association pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), « toutes les chances » ne sont pas données aux jeunes handicapés, qui sont rapidement redirigés vers des cursus courts à faible niveau de qualification. Cela expliquerait le faible taux de bacheliers chez ces travailleurs qui ont finalement un niveau d’étude souvent inférieur aux attentes des employeurs.

La plupart des formations professionnelles ne sont pas forcément adaptées aux personnes handicapées, que ce soit en termes d’accueil, d’équipements adaptés, ou de formateurs ayant été formés à la prise en charge du handicap en milieu d’apprentissage. Ces facteurs limitent la possibilité des handicapés de suivre des formations, une inégalité indéniable face aux autres actifs. Cependant, des associations se sont ouvertes pour répondre à cette demande, mais demeurent insuffisantes à ce jour. C’est le cas de l’association « Hanvol », qui a pour vocation de faciliter la formation et l’insertion des personnes en situation de handicap au sein de l’industrie aéronautique et spatiale. Parmi les membres, nous retrouvons Airbus, Safran, Dassault…

Une ambition pour l’avenir

L’amélioration de la qualification, l’accompagnement à l’insertion et au maintien dans l’emploi sont les axes prioritaires pour Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée en charge des personnes handicapées en matière de travail pour les handicapés.

A l’occasion du comité interministériel du handicap, il a été décidé qu’un volet « handicap » serait inséré dans chaque loi d’ici la fin de l’année. Le but étant de mettre en avant les compétences des travailleurs handicapés et les faire corréler avec les besoins en recrutement des entreprises.

Pour ce faire, le parlement vient tout juste d’adopter une loi s’adressant aux établissements d’enseignement supérieur, qui « prévoit l’élaboration d’une stratégie handicap à l’échelle de chaque établissement ». La ministre a tenu à préciser que la formation devenait ainsi « l’enjeu majeur » pour les personnes handicapées.

 

Sources :

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2013-070.pdf