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Formation affirmation de soi : savoir dire non

Dire « non » n’est pas chose simple. Si certains sont très à l’aise pour cela, d’autres en revanche éprouvent une gêne plus ou moins grande à dire « non ». Dire « non » à un collègue, ou encore pire, à un supérieur et refuser un service, une faveur, ou un dossier supplémentaire… Ce n’est pas une mince affaire pour la plupart d’entre nous.

 

affirmation de soi

Cependant, il se peut que vous souhaitiez refuser : que ce soit pour alléger votre emploi du temps, ou tout simplement parce que ce n’est ni votre tâche, ni votre volonté. Apprendre à dire « non » en milieu professionnel peut être délicat, d’autant plus si l’on a des difficultés à affirmer sa légitimité ou lorsque l’on manque de confiance en soi. Pourtant dire « non » peut vous permettre d’échapper à des situations délicates, ou vous préserver de prendre du retard dans vos tâches. 

 

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C’est toutefois un grand pas dans l’affirmation de soi, et vous vous sentirez par la suite de plus en plus confiant dans vos prises de positions et vos propres requêtes. Dire « non » peut également être le début d’un grand soulagement face à une situation en voie de dégradation, ou marquer un tournant dans votre attitude longtemps servile au bureau.

 

Les étapes pour dire non de manière à ne pas faillir ni se laisser intimider, tout en restant correct et mesuré sont les suivantes :

 

  1. Demander des précisions sur la demande ou la reformuler

 

Tout d’abord, il faut que la demande soit claire. Assurez-vous de bien avoir compris la demande de votre interlocuteur. Il serait malvenu de vous lancer dans un refus si vous n’avez pas bien compris le sens de la demande qui vous est adressée. Cela vous permettra aussi de paraitre plus objectif dans votre réponse par la suite. Vous diminuerez les risques que votre interlocuteur considère que vous faites preuve de mauvaise foi.

 

  1. Expliquer les raisons de son refus sans se justifier

 

Cela peut paraître paradoxal. Vous êtes tenus de donner au moins une raison à votre refus, sinon votre attitude risque de  causer des incompréhensions et il y a de grandes chances pour que votre interlocuteur considère votre refus comme de la provocation ou de la mauvaise volonté. Donc expliquez vos raisons, mais prenez garde à rester dans une démarche explicative, voir informative, et ne tomber pas dans la justification. Si vous vous justifiez, votre interlocuteur identifiera un sentiment d’illégitimité, ou de culpabilité chez vous. Vous perdrez ainsi votre crédibilité.

 

  1. Dire « non » de façon directe et affirmée

 

Le ton que vous prenez est déterminant. Essayez d’adopter un ton ferme, qui ne laisse pas de place à la négociation. Vous vous faciliterez la tâche si votre explication est claire et simplement conçue dans votre esprit. Pas de tressaillements dans la voix, ni de bégayements ou d’hésitations, mais une solide assurance et une voix claire seront vos atouts pour être plus convainquant.

 

  1. Reformuler le refus autant de fois que nécessaire, sans couper court

 

Si votre interlocuteur essaye de négocier, sachez rester ferme et gardez votre cap. À mesure qu’il essaye de contrer votre refus, reformulez-le systématiquement. Il est donc préférable de préparer à l’avance différentes manières d’exprimer votre refus. Votre partenaire finira probablement par entendre votre argument et  votre  détermination aura raison de lui.

 

  1. Proposer si possible des solutions alternatives

 

Afin de finir sur une note positive, il est préférable de laisser une ouverture à votre interlocuteur : proposez-lui une solution alternative qui pourra combler, même partiellement ses attentes. Vous laisserez une meilleure impression à votre interlocuteur qui, malgré votre refus, ne se sentira pas laissé pour compte.