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Egalité hommes-femmes : des différences plus marquées en seconde partie de carrière.

Responsabilités, politiques de rémunération, niveau d’études ou conditions d’emploi, l’APEC a étudié et comparé la seconde partie de carrière des hommes et des femmes.  Cette étude publiée le 7 mars dernier fait ressortir que le fossé séparant les deux genres se creuse d’autant plus la carrière avançant qu’à l’entrée dans l’entreprise.

On apprend ainsi, que la part de femmes cadres diminue avec le temps. Si avant 35 ans celles-ci représentent 40% des effectifs, elles ne représentent plus qu’un tiers des cadres « séniors » une fois la barre des 45 ans passée. On note que les femmes cadres sont plus diplômées que leurs homologues hommes puisque 74% d’entre elles ont au minimum un bac+4, contre 70% chez les hommes. Chez les cadres « séniors », cette différence s’amoindrie avec 59% des femmes qui ont ce niveau de diplôme contre 57% pour les hommes.

En ce qui concerne les postes, 40% des femmes occupent des emplois dits « fonctionnels » dans la gestion, les ressources humaines ou l’administration contre 15% pour les hommes. Pour ce qui est des cadres séniors, les chiffres progressent, puisqu’en seconde partie de carrière, une femme sur deux occupe un poste fonctionnel. A contrario, les hommes ont des postes plus  techniques, dans l’ingénierie, où ils ont 28% à travailler dans les secteurs de la production industrielle ou l’informatique. 10% seulement des femmes travaillent, elles, dans ces secteurs. 

Pour ce qui est des conditions d’emploi,  les postes à temps partiel sont plus souvent occupés par des femmes : 9% pour les cadres séniors femmes et 2% pour les hommes. De plus, les postes à responsabilité sont plus accordés aux hommes (44%) qu’aux femmes cadres (37%), et les postes à « fortes » responsabilité (DG, DR…), sont quant à eux représentés à 24% pour les hommes cadres de 45 ans et plus et seulement à 11% par les femmes, soit moins de la moitié en proportion.

Enfin pour conclure,  les écarts de salaires sont plutôt faibles en début de carrière, mais s’accentuent fortement aux alentours des 40 ans : des différences allant jusque 12K€ pour les 50 ans et plus. Cette différence de politique salariale entre les cadres est le sujet le plus délicat et dont les opinions divergent le plus, selon l’étude.

 

–MÉTHODOLOGIE–

Cette étude est basée sur une exploitation de l’enquête Situation professionnelle et rémunération des cadres 2013. 13 800 cadres ont répondu au mois de février 2013 à un questionnaire Internet sur leur situation professionnelle et leur rémunération fin 2012. L’échantillon est redressé pour être représentatif de la population cadre en France (cotisant à l’Agirc au titre des articles 4 et 4 bis) selon l’âge et le sexe. La population étudiée correspond aux cadres en poste du secteur privé.