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Favoriser l’intrapreneuriat, favoriser l’innovation

 

Chez Meltis, nous pensons que le plus grand défi pour les organisations est l’adaptation au changement et parfois l’acquisition d’une nouvelle culture, aussi bien pour les dirigeants que les salariés. Recherche d’innovations produits ou organisationnelles, qualité de vie au travail, fidélisation des talents… les organisations se complexifient et la place des collaborateurs change. Favoriser l’intrapreneuriat, c’est à la fois permettre à l’innovation et aux idées d’émerger mais aussi de retenir des collaborateurs qui auraient pu partir. Différemment mis en place selon les organisations et leur culture,  les dispositifs pour favoriser l’intrapreneuriat sont multiples. Nous allons voir ici ce que l’intrapreneuriat peut apporter à une organisation et comment mettre en place concrètement cette nouvelle culture

 

 

L’intrapreneuriat, pour faire quoi ?

 

L’intrapreneuriat consiste en une démarche d’entrepreneuriat interne à l’entreprise. Elle permet d’offrir une structure, du temps et des moyens au développement d’idées (produits, services, techniques administratives ou organisationnelles…) par les collaborateurs de l’organisation. En résumé, on parle ici d’entreprise dans l’entreprise. 

Les exemples sont légions (le post-it 3M, Orange né des incubateurs France Telecom…) et nous montre que favoriser l’intrapreneuriat peut totalement révolutionner le quotidien d’une organisation, ses produits, sa performance… Donner la possibilité à une personne ou un groupe de personnes de travailler sur des projets « externes » à la vie quotidienne de l’entreprise et sans que ceux-ci fassent partie d’un service R&D permet souvent de simplifier et fluidifier la naissance d’idées et de process nouveaux. 

 

L’intrapreneuriat offre ainsi de nombreux avantages :

 

 

 

  • Innover en détectant ou créant des opportunités
  • Créer de nouvelles possibilités de croissance
  • Fidéliser les talents
  • Engager et motiver les collaborateurs concernés 
  • Valoriser sa marque employeur et attirer de nouveaux talents
  • Tisser de nouveaux réseaux de partenaires en interne et en externe

 

L’intrapreneuriat, comment faire ? 

 

Pour les managers et les directions,  le défi principal de la mise en place de dispositifs favorisant l’intrapreneuriat est de faire cohabiter à la fois une logique d’exploration et une logique de continuité du travail dans le quotidien de l’organisation, de trouver l’équilibre entre recherche d’innovation et opérationnel, de conjuguer court et long terme. Ainsi, vouloir favoriser l’intrapreneuriat s’accompagne et se conduit en pensant à : 

  • Formaliser le concept, le cadre et le rythme : qui choisit-on ? Laisse-t-on la place au volontariat ? Met-on en place de programmes hauts potentiels ? L’intrapreneur réalise t-il d’autres missions ou se consacre t-il totalement à « son intreprise » ? Lui donne t-on un axe de travail ou des priorités ? Quelle marge de manœuvre lui laisse t-on? Quels délais ? Quel soutien financier ? Lui donne t-on des objectifs chiffrés, timés… ? Toutes ces questions doivent être clairement mises à plat pour que l’innovation puisse émerger sans laisser de place aux doutes et aux incertitudes qu’une situation nouvelle ou inédite peut créer. 

 

  • Communiquer en interne : la démarche doit être clairement perçue et identifiée par chacun pour ne pas créer d’incompréhension ou de frustration. La vision et le sens autour de ces projets encore aujourd’hui atypiques dans certaines structures doivent être transmis à l’ensemble des collaborateurs ; à la fois dans une exigence de transparence et une logique de coopération future. 

 

  • Créer un environnement propice , des espaces dédiés : labs, pépinières, incubateurs internes… sont autant d’espaces qui pourront faire naître avec encore plus de rapidité l’innovation.

 

  • Accorder le droit à l’erreur : encourager l’audace, la responsabilisation, permettre la souplesse, la flexibilité et la liberté sont autant de facteurs qui conditionnent la réussite de tels projets. Oser est une condition sine qua none à l’expression de la créativité, à la sérendipidité et à la prise de risques nécessaires pour faire naître de nouvelles opportunités.

 

  • Encourager la créativité et la coopération dans toute l’organisation par la mise en place régulière d’ateliers : sprint créatifs, hackathons, ateliers de design thinking, workshops… Ainsi faire naître et cultiver le potentiel de créativité de ces collaborateurs permettra à l’organisation de se placer dans une logique d’innovation perpétuelle qu’elle soit organisationnelle ou technique. 

 

  • Accompagner les intrapreneurs mais également leurs managers et la direction avec de la formation, du coaching, des séminaires, du codéveloppement… pour faire émerger les postures adéquates à la fois à l’attitude entrepreunariale mais également à la facilitation du côté hiérarchique. Entrer dans une nouvelle logique, une nouvelle culture n’est pas inné, cela s’accompagne et se travaille dans la durée. 

 

 

L’intrapreneuriat fait-il peur ? 

 

Beaucoup peuvent encore considérer l’intrapreneuriat comme incompatible avec le monde de l’entreprise. En effet, il peut être perçu comme remettant en cause la hiérarchie et déstabilisant de manière sous-jacente l’organisation.  Nombre peuvent encore se demander à quel point cela contribue à la création de valeur. Les exemples de réussite passées seront la meilleure réponse aux sceptiques de la méthode. 

Cette démarche d’acculturation ne peut alors venir que « d’en haut », avec des dirigeants qui pensent, et qui s’accordent sur une philosophie d’entreprendre car l’intrapreneuriat nécessite ou aboutit parfois à une refonte parfois partielle de la stratégie et de la culture de l’entreprise. Avec l’intrapreneuriat, il faut composer avec l’incertitude, la complexité, le doute. Il faut parier, oser, se lancer : on ne peut pas calculer immédiatement le retour sur investissement que ces changements vont produire, c’est pourquoi l’organisation, qu’elle soit privée ou publique, doit être certaine d’en accepter tous les aléas, et ne pas rester fixée sur la rentabilité immédiate du projet. 

Enfin, oser l’intrapreneuriat, c’est faire un pas vers l’avenir, non pas pour le subir mais pour l’anticiper et le créer : rester maître de son destin en favorisant l’émergence de profils nouveaux, de potentiels Humains à conserver. Oser l’intrapreneuriat c’est faire confiance en demain et à l’équipe qui le construit sans pour autant savoir de quoi ce demain sera fait.